Situé aux confins des départements de la Haute-Loire, de l'Ardèche et de la Lozère, à 27 km au sud du Puy-en-Velay au pied du Château de Beaufort (XIIIe), perché à 855 mètres et dont les ruines dominent la vallée de la Loire.
Quelque soit le lieu que l'on quitte pour descendre sur la Loire, que l'on vienne de Costaros, du Monastier, de Salette, on est surpris et frappé par la grandeur et la beauté de la vallée de Goudet. Il y a d'abord ces pentes vertes semées de rochers bruns, coupées d'arêtes et d'arbres, puis la Loire d'un bleu doux en automne et vif sous le soleil d'août, les deux pics de Beaufort et du Pipet. Il y a ensuite le village rouge, gris et blanc, qui s'étire le long des ruisseaux et s'enroule autour d'une place. Il y a enfin, à l'arrière-plan, les montagnes boisées, d'un vert frais et reposant. En regardant mieux, on découvre aussi une plage de sable, des orgues de basalte, une plaine au bord de l'eau, des routes en ruban escaladant les montagnes. Goudet, 770 mètres d'altitude, est bâti sur le fleuve le plus long de France, et reçoit ici-même trois affluents: l'Holme, la Fouragette et le Riou Blanc.Prairies, forêts, crêtes, montagnes, vallées, plages, tout est là. Mise à part son implantation originale et privilégiée, Goudet mérite que l'on s'y arrête. Tout serait magnifique à Goudet si l'endroit n'était frappé, comme tant d'autres villages du Velay, de ce qu'on appelle le dépeuplement. Quelques chiffres suffisent. En 1886, Goudet comptait 510 habitants, en 1936, 223 habitants. Aujourd'hui 55 personnes en hiver.



